Une simple fille parmi les 6,5 milliards d'habitants que compte cette planète. Une fille de ce qu'il y a de plus ordinaire, dix-huit ans , lycéenne, qui croit déja avoir tout vu de la vie. Elle a pour habitude de s'accrocher à des rêves inutiles. Elle est trop rêveuse et pleure son passé. Elle s'envole dans un autre monde quand elle écoute de la musique et voudrait que les étoiles qu'elle avait dans ses yeux bleus réaparaissent. Son sourire cache son malheur. Rencontrer des êtres chers, s'attacher à eux et ne plus pouvoir s'en défaire. Ce sont Eux qui ont fait de moi, une autre. Puisqu'ils m'ont conduite sur le chemin de l'amitié là où se sont mêlés les confidences et les moments d'affection. Et je me rends bien compte que ce trésor qu'est l'amitié fait partie de ma vie tout comme l'amour. Mais l'un sans l'autre, pour moi c'est impossible. J'ai changé, ma distance m'a échappée à tout jamais, je suis de celles qui exposent leur bonheur aux yeux des autres, je suis de celles qui aiment rendre heureux ceux que j'aime, je suis de celles qui seraient capable de tout pour Eux. Et peu importe les blessures d'autrefois, les doutes d'hier, peu importe ma vie d'avant. J'ai tourné la page pour en écrire une nouvelle, mon histoire avec Eux est la plus belle de ma vie. J'irais dessiner des coeurs, j'irai inventer des mots d'espérance, j'irai graver des moments d'éternité pour décorer au mieux cette nouvelle page qui a pris forme depuis quelques années déjà. Vous êtes ma vie, Vous êtes mon bonheur... Mais souvent, j'avance. Le coeur serré. Réduite à pas grand chose. Je me protège. D'une carapasse. D'un je ne sais pas quoi qui rend mon coeur imperméable. Impérméable aux maux. Imperméable aux illusions. Parce que j'ai compris. J'ai compris que trop souvent je me ferais bernée. Trop souvent encore je tomberais. Si je continuais. Alors j'avance. Le coeur de pierre. Je ne parviens plus à faire confiance. J'ai peur. La boule au ventre. Et vous savez ce qui me fait le plus peur ? C'est de la sentir si fragile cette carapace. Parce que je sais bien que tout ça c'est de la connerie. Que tout ça ce n'est que du bluff. Parce que je le sens ce souffle qui tente de m'atteindre. Amour, peut- être. Sûrement. Je ne veux pas. Je le redoute. Je le refuse. Je le nie. J'aimerais le déchirer. Le faire brûler. Faire virevolter les bouts de papier dans l'air. Le vent l'emporterait loin. J'ai eu trop mal. Je ne veux plus. Mais le pire dans tout ça, c'est que j'ai beau dire tout ça, ce ne sont que des putains de choses dont j'essaie de me persuader. Je sais qu'il est fragile ce voile. Que bientôt il se soulévera. Sûrement. J'ai peur. J'en tremble parfois. J'en pleure aussi. Je ne contrôle rien. Non, rien. Mon coeur s'emballera une fois de plus. Il est plus fort que moi. Il l'emporte toujours. Pourtant j'esaie. Oui, j'essaie de lutter. Je vous le jure. Un jour.Je marchais. Lentement. Parce que je me sentais bien. Tout simplement. Ca fait du bien d'être entourer de personnes heureuses. Ca fait du bien d'être entourée. Tout simplement. D'amis. Ceux qui font que vous souriez, que d'un coup, tous les maux vous quittent. Celle avec qui j'aime tant parler, encore et encore, des mots mélés à l'infini dans nos bouches si bavardes, à cet endroit, si particulier, notre coin.. Celles qui ne sont jamais loin de moi, et sur qui je sais que je peux toujours compter, une petite ballade, les feuilles s'envollant dans notre passage, des sourires, encore, toujours et à jamais .. Ceux que je vois chaque jour, et qui ne cessent de me faire rire, pour un rien, mais rire, tout simplement. Et encore tant d'autres... Alors le ciel semble s'illuminer, et par un matin je sais que j'ai changé, j'ai oublié, ou plutôt panser les maux, je parviens enfin à m'enivrer de ce bonheur qui ne cesse d'être à mes côtés ... sans que des fois je m'en aperçoive... Je marche. Lentement. Je laisse le vent faire danser mes cheveux, la musique me berce d'une gaie mélodie, le souffle du vent s'engouffre dans mes poumons, je le laisse m'étouffer de cette vie, sans jamais le craindre, un souffle faisant mes yeux s'étinceller, un souffle de bonheur au creux de mon cou...
